Découvrez les candidat.es à la Co-présidence de DO 

Il/elles vous seront présenté.es lors de l’AGE du 20 mai à 18h30, date du coup d’envoi des élections qui se dérouleront jusqu’au 24 mai au jugement majoritaire. 

3 membres actifs se portent candidats

Le mot de Julien : 

Julien Biri

Editeur indépendant, auteur et poète

« Bonjour, J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature au poste de co-président. Vous ne me connaissez pas parce que je fais partie de la classe des invisibles. Cité HLM, parents ouvriers, ouvrier agricole moi-même. Mon premier emploi était de vider des poulaillers industriels. Je suis un des nombreux enfants que la République a laissé dans la Rue trainer.

Je suis aujourd’hui éditeur indépendant, auteur et poète. Quand j’étais collégien, je suis tombé sur le mot démocraticien en classe de français. C’est un mot logique lexicalement (informatique/informaticien,politique/politicien,démocratique/démocraticien). Mon prof m’avait répondu d’autorité que ce mot n’existait pas (parce que c’est comme ça et pas autrement !). J’ai gardé ce mot dans ma poche pendant plus de vingt années. Lorsque les gilets jaunes ont parlé de « tirage au sort » des représentants (et du RIC), puis que l’État français a mis en place la Convention Citoyenne pour le Climat, je lui ai trouvé une application.

Aujourd’hui, je vous dis avec assurance que le mot démocraticien est fait pour qualifier les personnes tirées au sort pour représenter la Nation face à l’exécutif. En poussant la logique démocraticienne, je suis arrivé au projet d’une Nation Libre d’État. Un concept qui vient bousculer le Rome-Antique couple État-Nation. Il admet que la Nation puisse décider de la taille, de la coupe, et de la couleur du costume étatique qui lui plait. Aussi, il admet, à terme, l’effacement des frontières. C’est une évidence si les hommes, quels qu’ils soient, naissent libres et égaux en droits. Voilà plus d’une année que j’essaie de promouvoir le mot démocraticienne comme je peux et je suis tombé ce soir sur le site « démocratie ouverte » qui fait la promotion du concept des « conventions citoyennes » et je suis heureux de partager avec vous le mot démocraticien : agent de la démocratie. Le mot démocraticien a une histoire, celle de sa non-existence. La République se revendique de la Démocratie depuis qu’en 1946 les politiciens ont inscrit dans l’article premier de la Constitution le mot « démocratique ». La langue française est une langue orthonormée, le mot démocraticien aurait dû être automatiquement créé, or il ne l’a pas été, de même que le tirage au sort a été mis de côté. Le mot démocraticienne a nombreuses questions à poser.

Chers amis, je crois que nous vivons le moment historique où c’est la Politique que l’Humanité va finir par dépasser. Julien Biri »

Le mot de Julien :

Julien Roirant

Activateur du débat public depuis 1998

« NE VOTEZ PAS POUR MOI Si vous cherchez un co-prez pour faire rentrer des sous et recruter des petites mains sur nos gros projets, je ne suis pas votre homme. J’ai beau savoir que c’est crucial pour l’asso, je dois vous dire que je n’ai ni appétence ni compétence pour la recherche de subventions ou la gestion de bénévoles. Ce qui me motive, c’est l’idée de construire ensemble. Quoi qu’il arrive, je peux vous promettre de participer activement et sérieusement à toutes les prises de décisions engageant l’avenir de DO. En gardant toujours à l’esprit l’intérêt du collectif et l’impact sur notre belle équipe salariée.

VOTONS POUR LA DEMOCRATIE En revanche, si vous aussi vous voulez contribuer à faire gagner la Démocratie dès 2022, on a des choses à se dire. A moins d’un an de cette foutue présidentielle, à la croisée des crises sanitaire, sociale et écologique, la méta-bataille est désormais démocratique. DO doit être au rendez-vous ! Je crois que nous avons un rôle majeur à jouer ensemble sur trois axes complémentaires.

Le premier consiste à tirer le fil de la démocratie délibérative que nous avons commencé à dérouler avec la convention citoyenne pour le climat. Forts de cette expérience, comme nous le réclamions déjà avec les Gilets citoyens, poussons l’idée d’une convention nouvelle génération qui aiderait chaque citoyen(ne) à explorer les chemins du renouveau démocratique.

Le deuxième axe, tout aussi stratégique, consiste à secouer et à outiller les acteurs politiques et la société civile pour qu’ils s’emparent vraiment du sujet.

Le troisième axe, celui qui me tient le plus à cœur, c’est l’idée de créer un espace de dialogue, de co-construction et de mobilisation avec toutes celles et ceux qui veulent redonner le pouvoir aux citoyen(ne)s. C’est ce que nous avons commencé à faire dans la bonne humeur avec le live et le groupe Facebook des « apérocrates » (bit.ly/les-aperocrates), mais nous pouvons aller beaucoup plus loin. Je propose que Démocratie ouverte initie et anime une grande « agora du renouveau démocratique » pour placer le sujet en haut de la pile de l’agenda politico-médiatique. Il nous faudra aussi aller à la rencontre de nos concitoyens désabusés, dans la vraie vie de nos villes et de nos villages, à travers des initiatives locales qu’il nous reste à imaginer. Je me suis organisé pour y consacrer une bonne partie de mon énergie et de mon temps de cerveau disponible. C’est avec ce projet pour horizon que je me présente devant vous. Vous en êtes ? »

Pauline Véron

Avocate en droit public

« Cher.e.s adhérent.e.s de Démocratie Ouverte, Je connais et participe à l’aventure de DO depuis 2014. En tant d’adjointe à la maire de Paris chargée de la démocratie locale et de la participation citoyenne j’ai en effet été compagnonne de route de l’association. C’est ainsi qu’en participant à l’organisation du sommet de l’OGP en 2016 les échanges fructueux avec DO se sont intensifiés. Ceux-ci se sont prolongés via le partenariat avec le Labo en 2018 pour une expérimentation au sujet de l’évolution des conseils de quartier, puis celui avec Système D et surtout la création des Halles civiques. J’ai décidé à l’occasion des dernières élections municipales de ne pas solliciter un 4e mandat en cohérence avec mes positions en faveur du renouvellement du personnel politique. J’ai aujourd’hui repris mon métier d’avocate en droit public. Je reste toutefois une militante d’une démocratie ouverte en menant des réflexions sur l’évolution de notre système institutionnel et sur les nouvelles pratiques d’exercice de la responsabilité. En tant que co-présidente de DO je souhaite m’investir sur les chantiers suivants :

1. Un travail de sensibilisation et de plaidoyer en direction des élu.e.s locaux pour les inciter et les accompagner dans la mise en œuvre de politiques participatives. Après les grandes villes, l’enjeu aujourd’hui ce sont les territoires ruraux, péri-urbains, les quartiers populaires

2. Un travail avec les associations et fédérations d’élu.e.s locaux pour diffuser les bonnes pratiques et faire partager les expérimentations du Labo

3. Participer activement au projet d’indice de qualité démocratique : la question du référentiel pour mesurer la qualité des pratiques me paraît essentiel. J’ai participé à une démarche similaire pour le Budget Participatif qui a abouti à l’adoption d’une Charte de principes fondamentaux

4. Le plaidoyer en direction des politiques : les élections présidentielles doivent être l’occasion de remettre les questions de démocratie ouverte au cœur des débats et d’interpeller les candidats. Je souhaite mettre à disposition de Démocratie Ouverte mes expériences d’élue chargée des questions de démocratie locale et de participation citoyenne, de militante politique et associative mais aussi d’avocate en droit public, pour favoriser son développement et sa notoriété dans une période de crise où l’on a besoin plus que jamais de se mobiliser pour porter les sujets d’innovation démocratique le plus haut possible. »

Rendez-vous le 20 mai pour le coup d’envoi des votes !*

*(réservé aux membres à jour de leur cotisation)