Fanette Bardin, nouvelle co-présidente de Démocratie Ouverte

Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 29 avril 2020, Fanette Bardin a été élue co-présidente de Démocratie Ouverte, et prend ainsi la suite d’Antoine Brachet. Découvrez ici sa profession de foi.

Le 29 avril 2020, à l’occasion de l’AGE de Démocratie Ouverte, les membres (cotisants) du collectif ont dû voter pour élire leur nouveau co-président, parmi 3 candidats, en remplacement d’Antoine BRACHET : Luc BADIER, Fanette BARDIN et Julien ROIRANT. Le vote s’est déroulé en 24h, en ligne, par scrutin à jugement majoritaire sur la plateforme de l’un des innovateurs démocratiques membre de Démocratie Ouverte : Mieux Voter.

Fanette BARDIN a été élue, et rejoint ainsi Mathilde IMER et Quentin SAUZAY, au sein du cercle des co-présidents de Démocratie Ouverte.

Découvrez sa profession de foi en vidéo, et par écrit ci-dessous.

« Bonjour,

J’ai rejoint Démocratie Ouverte il y a deux ans, en tant que citoyenne. Parce que j’ai la conviction que face aux enjeux de notre époque, aux inégalités sociales qui s’accroissent, au changement climatique et la perte de biodiversité, la démocratie est un levier essentiel. Notre société a besoin de transformations en profondeur, et je crois que c’est par l’engagement et la participation des citoyens aux prises de décision que l’on pourra formuler des choix politiques ambitieux et sortir des logiques courttermistes.

J’ai trouvé au sein de Démocratie Ouverte des porteurs de projets, avec une créativité et un engagement remarquables ; des élus déterminés, pour défendre de nouvelles façons de faire au sein de leurs collectivités. Et aussi, des chercheurs, des journalistes, des citoyens, tous portés par l’envie de réinventer la démocratie. Cette diversité, ce mélange d’énergie et d’exigence sont rares et c’est pour cette raison que je me suis engagée au sein de Démocratie Ouverte.

Depuis deux ans, je fais partie du Cercle des Engagés du collectif. J’ai participé depuis 2018 aux réflexions stratégiques. Je me suis investie dans le développement de nouveaux projets, la recherche de fonds, et plus récemment, dans les activités de plaidoyer sur le « Monde d’après ». C’est dans la continuité de cet investissement que je fais acte de candidature à la co-présidence de Démocratie Ouverte, comme citoyenne.

L’année 2020 est une année charnière pour Démocratie Ouverte, puisqu’elle devra notamment prouver sa capacité à pérenniser son action, dans un contexte postcoronavirus qui est porteur de menaces, mais aussi d’opportunités pour faire avancer la démocratie. En tant que co-Présidente de Démocratie Ouverte, je souhaiterais m’investir sur les grands chantiers suivants :

1. Donner une envergure européenne et internationale à Démocratie Ouverte Il y a au sein du collectif une expertise qui pourrait s’exporter, être mise au service de projets européens et internationaux ; et il y a aussi des expériences en dehors des frontières qui peuvent inspirer en France. Les crises actuelles que nous traversons montrent que c’est aussi au niveau européen et international que la démocratie doit se réinventer. Il y a un plaidoyer fort à porter à ces niveaux. Et cela peut aussi donner à Démocratie Ouverte davantage de légitimité sur le territoire national.

2. Renforcer l’ancrage de Démocratie Ouverte auprès des territoires Je partage l’idée que l’innovation démocratique ne doit pas se jouer à Paris, mais en premier lieu, dans les territoires, au plus proche des citoyens. Elle doit pouvoir se diffuser notamment dans des petites villes, en milieu rural, mais aussi dans les quartiers populaires. Démocratie Ouverte réfléchit en ce moment à de nouveaux outils pour répondre à ces enjeux. 

3. Fédérer un réseau de bénévoles au sein de Démocratie Ouverte Il y a des bénévoles qui en ont l’envie de mettre au profit de Démocratie Ouverte leurs énergies et leurs compétences. Dans le contexte actuel, le collectif a plus que jamais besoin de ces bénévoles. Pour cela, il faut développer un dispositif pour bien les accueillir, les impliquer dans le fonctionnement et valoriser leurs idées.

4. Encourager le financement de l’innovation démocratique Il faut un financement public de l’innovation démocratique, mais aussi encourager les financeurs privés à investir dans ce domaine. C’est un sujet important pour les innovateurs démocratiques, et encore plus dans le contexte du coronavirus. C’est aussi un sujet récurrent depuis des années, mais qui ne demande pas moins que de poursuivre le plaidoyer pour une meilleure reconnaissance du secteur et pour lui donner les moyens de continuer à innover.

5. Soutenir la recherche de financements de Démocratie Ouverte Démocratie Ouverte est aujourd’hui en difficulté. Le collectif a besoin de fonds. Pour que Démocratie Ouverte continue à exister, à porter ses missions et à servir ses membres, il est me parait indispensable de réunir les énergies dans la recherche de financements. Il en va de sa pérennité.

J’ai travaillé pendant quinze ans sur les problématiques de lutte contre la pauvreté et de lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, à la fois en ONG et pour un bailleur de fonds public. Je pourrai mettre à disposition de Démocratie Ouverte ma connaissance du monde de la coopération internationale et de l’écosystème européen ; mes expériences sur les sujets de financements et de recherches de fonds, de montage de projets et de communication notamment.

Dans cette période de crise, où la tentation autoritaire est forte, je pense qu’on a plus que jamais besoin d’un collectif comme Démocratie Ouverte pour porter les sujets d’innovation démocratique sur le devant de la scène.

Je souhaite, comme citoyenne, mettre tout en œuvre pour l’aider à servir le combat démocratique.

A bientôt, 

Fanette Bardin

 

 

 


 

 

 

1 Commentaire

  1. Lolise

    Félicitation et bonne Chance Fanette !

    Réponse

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